L’actualité du Patrimoine

L’actualité du Patrimoine en ce mois de juillet 2019 

Les « lions » des allées d’Etigny enfin restaurés !

Il s’agissait d’une demande ancienne de notre association. Les « lions » qui encadrent la statue de l’Intendant d’Etigny viennent d’être déposés. Un moulage va être effectué et une nouvelle sculpture – en grès plus résistant que le calcaire d’Auch – réalisée. Le retour est prévu pour 2020. Et si on profitait de ce délai pour restaurer le socle de la statue de l’Intendant … Il faut actuellement les yeux de la foi pour déchiffrer les inscriptions qui y figurent.

L’escalier de la « Maison Henri IV » détruit par un incendie

C’est la mauvaise nouvelle du mois : le feu a pris dans ce superbe escalier. Et peu importe de savoir si Henri IV a réellement séjourné dans cette maison, c’est un élément majeur du patrimoine auscitain qui est endommagé. Fort heureusement, on ne déplore aucune victime même si deux policiers ont, semble-t-il, été incommodés par les fumées. A cette heure, on ignore l’étendue des dégâts et les mesures envisagées pour la sauvegarde de ce magnifique témoignage de l’architecture du XVIème siècle. Affaire à suivre !

Michel Douste-Bacqué

Du nouveau au Musée des Jacobins !

Notre Association vient d’acquérir, pour le compte du Musée des Jacobins, deux pièces d’orfèvrerie. Il s’agit de couverts en argent massif du XVIIIème siècle, attribués à Jean AFFRE. Ils viendront compléter l’huilier du même orfèvre que possède déjà le Musée. Notre Association a participé à cet achat, à hauteur de 200€.

Michel Douste-Bacqué

L’actualité du Patrimoine en ce mois d’avril 2019

Le travail d’embellissement des allées d’Etigny se poursuit avec la restauration des balustrades situées du côté des allées Baylac. Mais ce n’est qu’un début car par la suite les murs de soutènement,  l’escalier, les  fontaines et les statues  subiront le même sort. Tous ces travaux seront étalés sur trois ans (2020 – 2022 ). Vaste chantier en perspective avant que nos allées d’Etigny retrouvent leur lustre d’antan.

Beaucoup de mouvements aussi sur le chantier de l’ancien Collège Sadi Carnot. Après les bâtiments, ce sont des travaux de voirie qui ont été engagés. Mais des fouilles seront-elles entreprises ? Rien n’est moins sûr même si a été découvert un peu par hasard un énigmatique chapiteau … Dommage ! Et quelle sera la destination de la partie ancienne ? Croisons les doigts pour qu’elle soit sauvegardée. Affaire à suivre…

Un peu plus loin sur ce Boulevard Sadi Carnot, un hôtel particulier est en cours de restauration. C’est un bel édifice qui avait bien besoin d’une restauration. La façade est couverte d’échafaudages. Mais l’intérieur du bâtiment a-t-il aussi fait l’objet de travaux ? Et quelle sera la destination de ce bel hôtel particulier ?

Les travaux semblent avoir repris dans la maison Barthélémy située rue Gambetta. Le portail d’entrée a été détruit mais devrait être reconstruit à l’identique. Pour le reste, on ne sait pas grand chose …

                                                 Fabienne Escalé et Jean Claude Chazottes

Le jardin du centre Cuzin méconnaissable !

Une partie du jardin est maintenant terminée.Certes, les plantes sont encore un peu maigrichonnes  mais la partie haute du jardin a  tout de même fière allure avec son petit ruisseau, ses rocailles et son mobilier identique à celui de l’Escalier monumental. Bref un endroit apaisant où il fait bon se reposer. A découvrir de toute urgence sans attendre la fin des travaux qui verront la réalisation d’un « jardin sec » en contrebas.

La réhabilitation de l’ancien Collège Sadi Carnot avance 

Ce n’est guère visible de l’extérieur, ce qui ne veut pas dire que le chantier est au point mort, loin s’en faut. On peut toutefois avoir une idée de l’état d’achèvement futur des bâtiments puisqu’une partie de l’ancien collège a déjà fait l’objet d’une réhabilitation complète. Elle abrite les salles de formation de la Chambre de Commerce et d’Industrie. L’entrée se situe rue Diderot (on ne peut pas la manquer !), mais une façade est aussi visible depuis la cour intérieure. Le tout paraît bien réussi

Auch se souvient des inondations de 1977 …

Une plaque a, dans les années 1990, été apposée à l’angle de la rue de la Somme. Elle rappelle les tragiques inondations de juillet 1977 et les victimes qu’elles firent. Notre Association, reprenant les remarques faites par certains visiteurs lors de l’exposition de 2017, avait suggéré l’apposition d’une telle plaque à un endroit plus visible, le Centre Saint Pierre proche du monument de Jaume Plensa. Dommage qu’elle n’ait pas été entendue …

Un intendant oublié :  Michel Gervais Robert de Pommereu

La récente visite des « Amis du Vieil Auch et Alentours » dans la Cathédrale a permis de sortir de l’oubli cet intendant qui n’a certes pas la notoriété d’Antoine Mégret d’Etigny mais qui, comme lui, eut la volonté de transférer à Auch le siège de la Généralité. Il mourut d’ailleurs à Auch en 1734 et fut inhumé dans la Cathédrale.

Au début du XXème siècle, à l’initiative de Philippe Lauzun, président de la Société Archéologique, un monument fut érigé à sa mémoire en remplacement de la stèle du XVIIIème siècle. Cette dernière fut transféré au Musée, alors situé au Centre Cuzin … où elle demeure encore. Elle n’a en effet jamais été déménagée, avec le reste des collections, au Musée des Jacobins et est restée, oubliée de tous dans un coin du centre Cuzin. Il y a là une stèle en assez mauvais état, il faut bien le dire, et un buste qui n’ont rien à faire dans une salle de spectacle.

Ne pourrait-on envisager le transfert de ce monument dans le Musée des Jacobins réaménagé ou encore dans la Cathédrale, à côté de la stèle moderne ? La question mérite au moins d’être posée.

Auch avant l’escalier monumental

Un de nos adhérents, Louis Daney de Marcillac, est en possession d’une aquarelle exécutée par Paul Martin (1830-1903), dont il a bien voulu nous transmettre une photo. Elle représente Auch en 1858, c’est à dire avant la construction de l’escalier monumental. On y distingue ce qui semble être les bâtiments qui s’élevaient sur l’actuelle place Salinis. Cette oeuvre complète fort opportunément le tableau de Jules Guédy, présenté aux Amis du Vieil Auch et Alentours lors de leur rencontre avec M. Ferrer-Jolly.

Un grand merci à M. de Marcillac pour sa contribution à une meilleure connaissance de l’histoire de notre cité.

Une Domus antique découverte à Auch

Fort opportunément située rue Augusta, elle a été occupée du IIème au IVème siècle de notre ère et avait probablement une superficie de plusieurs centaines de m². Elle était dotée de thermes privés ce qui dénote l’importance de son propriétaire. Ou plutôt de ses propriétaires car l’habitation a fait l’objet de plusieurs transformations. Ainsi des pièces ont changé d’affectation et on y a trouvé des mosaïques superposées d’époques différentes. Ce sont ces mosaïques qui font toute la valeur de cette découverte. Elles reprennent des motifs géométriques ou floraux ; et il n’y a pas de représentation de scènes de la vie courante ou de personnages. Ces mosaïques vont être déposées et vont rejoindre la capitale régionale où elles feront l’objet d’une restauration (si des crédits sont dégagés pour cela !) Et après ? Espérons qu’elles reviendront à Auch, au Musée des Jacobins …

Le Musée des Jacobins enrichit ses collections

Il vient en effet d’acquérir un nouveau tableau de Gustave Lassalle Bordes (1815 – 1886). Il s’agit d’une « nature morte au gibier ». Lassalle Bordes a été un proche collaborateur d’Eugène Delacroix; à ce titre il a notamment participé à la décoration des bibliothèques de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Brouillé avec Delacroix, Lassalle Bordes revint à Auch. C’est là qu’il réalisa une grande partie de son œuvre. On lui doit, notamment, même s’il s’agit sans doute d’une commande « alimentaire », quelques uns des tableaux qui ornent la Salle des Illustres de l’Hôtel de Ville d’Auch.

L’association « Les Amis du Vieil Auch et Alentours » a contribué à hauteur de 300 € à l’achat par le Musée des Jacobins de ce tableau. L’un des objectifs de notre Association est en effet de « prendre et encourager toutes les initiatives visant au développement du Musée des Jacobins et à l’enrichissement de ses collections ». L’octroi de cette aide de 300 € répond parfaitement à cet objectif.

Découverte du château de la Testère

Qui ne connait le château de la Testère, situé en surplomb de la Nationale 21 peu après Preignan ? Il est, en effet, impossible de ne pas remarquer cette belle bâtisse qui, malgré les outrages du temps, conserve fière allure. Le nouveau propriétaire des lieux, M. Arbaud, a entrepris d’importants travaux et, en ce mercredi 19 août, il avait ouvert les portes de son domaine aux Amis du Vieil Auch. Certes, beaucoup reste à faire avant une éventuelle ouverture au public mais la visite a permis aux participants de bien appréhender ce qui fait l’originalité du château de la Testère : la juxtaposition dans un ensemble harmonieux de deux styles, celui du XVIIIème siècle et celui du XIXème siècle.

Le château a, en effet, connu bien des vicissitudes. Après avoir entièrement brûlé, il est reconstruit, à la fin du XVIIIème siècle par

Le château de La Testère

son propriétaire de l’époque, Jean Joseph de Filhol, qui s’était auto-proclamé seigneur de Gaudoux. Subsistent de cette époque, la belle façade Sud avec son avant-corps central (malgré quelques ajouts contestables au siècle suivant) et l’escalier d’honneur intérieur. En 1837, le marquis de Carcado-Molac, ne trouvant sans doute pas la demeure à son goût, fait effectuer d’importants travaux. On lui doit notamment le portique d’entrée et les ailes du château. Les propriétaires suivants, M. et Mme Josserand, complèteront ces travaux en faisant réaliser les tourelles de la façade, le toit en ardoise ainsi que la chapelle.

Ainsi, le château de la Testère permet-il d’imaginer à la fois ce que pouvaient être une demeure aristocratique du XVIIIème siècle et la résidence d’une grande famille sous le Second Empire. C’est là tout ce qui fait son charme.